TRAUMATISME CRANIEN

LE TRAUMATISME CRANIEN

La notion de traumatisme crânien ou traumatisme crânio-cérébral (TCC) couvre les traumatismes du neurocrâne (partie haute du crâne contenant le cerveau) et du cerveau. 

Les séquelles immédiates et à distance des traumatismes cranio-cérébraux sont souvent la conséquence des lésions engendrées sur le système nerveux central (cerveau et moëlle épinière cervicale).

Elles grèvent l’avenir des victimes et de leurs familles et leur coût social et financier est élevé.

Sur le plan clinique il existe trois catégories principales de traumatismes crâniens :

  • légers (sans perte de connaissance et sans fracture de crâne),
  • moyens (avec une perte de connaissance initiale excédant quelques minutes ou avec fractures de crâne) 
  • graves (avec coma d’emblée — sans ou avec fractures du crâne associées). 

Les traumatismes crâniens sont la principale cause de mortalité et de handicap sévère avant 45 ans.

Les causes principales sont :

  • les accidents de la voie publique (environ 50 %),
  • les accidents sportifs, les accidents de travail,
  • les accidents domestiques,
  • les agressions.

Qu’est-ce qui distingue les personnes souffrant de traumatisme crânien et les personnes cérébrolésées ?


La distinction existe alors que la problématique est tout à fait superposable.

Le traumatisme crânien est quelque chose qui est infligé dans le mécanisme qui cause la blessure, on a un choc, un accident, une agression, qui va léser le cerveau et engendrer des séquelles cérébrales d’origine neurologique. C’est ce qu’on appelle le traumatisme crânien. Simplement ce terme ne recouvrait pas la problématique des lésions qui sont spontanées et qui peuvent aussi créer les mêmes problèmes de santé, à savoir  :

  • les accidents vasculaires cérébraux (AVC),
  • les tumeurs cérébrales qui elles aussi, bien qu’elles ne soient pas infligées, entraînent de séquelles neurologiques de même type que celles que connaissent les traumatisés crâniens, à savoir : 
    • soit du handicap moteur (séquelles neuromotrices),
    • soit du handicap cognitif (invisible) avec des problèmes de mémoire, d’attention, de fatigabilité, de troubles des fonctions exécutives, qui sont des handicaps très invalidants pour le retour dans le monde du travail comme dans le monde de la société civile… car ils sont très souvent facteurs d’isolement social.

Quels sont les différents symptômes qui peuvent apparaître ?


Il est difficile de faire une liste exhaustive des symptômes parce qu’à lésion équivalente dans le cerveau on peut avoir des manifestations très différentes sur le plan clinique.

Toute la difficulté du traumatisme crânien, de la lésion cérébrale pour parler plus largement, c’est d’aller identifier les symptômes et séquelles engendrés.

C’est pour cela qu’on parle de handicap invisible, parce que toute une partie de la symptomatologie ne va pas être forcément évidente à observer. C’est une des particularités de ce handicap.

Dans notre société, le handicap est souvent symbolisé par le fauteuil roulant avec un pictogramme. Or là, on est réellement dans quelque chose qui est d’approche beaucoup plus fine car, certes il y a des lésions cérébrales qui provoquent du handicap moteur, une hémiplégie, une difficulté à marcher… mais à côté il y a aussi toutes les atteintes cognitives et comportementales, ce qui est beaucoup plus difficile à interpréter, analyser et mettre en évidence.

Vous pouvez croiser dans la rue une personne traumatisée crânienne sans le savoir, à moins de discuter trois quarts d’heure pour vous apercevoir qu’elle a des troubles de mémoire, d’attention, du comportement – par exemple des personnes sont parfois un peu désinhibées ou vulgaires, on va mettre ça sur le compte de l’éducation alors qu’il s’agit des conséquences de leur traumatisme crânien.

De même pour certaines lenteurs liées à des troubles de la fonction exécutive, la difficulté à effectuer une tâche ou à contrôler sa bonne exécution. Ce sont des troubles parfois très invalidants dans la vie quotidienne, ne serait-ce que pour faire la cuisine, mais qui pour autant sont invisibles de tout un chacun, ce qui fait la singularité du handicap cognitif. C’est même difficile à identifier pour certains professionnels de santé, les spécialistes en neurologie ont l’habitude, mais les non spécialistes peuvent parfois passer à côté.

Sur quoi repose la prise en charge des personnes traumatisées crâniennes ?


La prise en charge repose sur de la rééducation neuropsychologique. Il peut y avoir aussi des soins médicamenteux, notamment pour prévenir l’épilepsie – car les traumatisés crâniens sont sujets à développer ce type de problème.

Des traitements peuvent aussi être mis en place pour certains troubles du comportement. De manière générale l’approche est psycho-comportementale, c’est-à-dire qu’on aide ces patients à faire avec. On leur apprend à utiliser leurs capacités restantes, à faire avec leurs troubles de mémoire, à noter des petits conseils qui permettent de rendre leur vie plus facile tout en vivant avec ce traumatisme crânien qui ne vont pas s’effacer.

Au plan neurologique, on sait que les neurones qui ont été perdus ne se reconstituent pas, à la différence d’autres lésions dans le corps humain, telles que sur la peau ou les os. On naît avec un stock neuronal et celui-ci nous sert pour toute notre vie.

 

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